01.03.19 – 09.03.19

Publié par Publié sur 0 Commentaire Lieu - 4 min de lecture 830 vues

# Voix

J’ai fini par m’habituer à la dictée pour écrire mes textes, et voilà que ma gorge commence à protester. Je vois déjà le moment où je vais devenir aphone.
Du coup, depuis deux jours, plus de dictée, repos des cordes vocales.
Repos tout court.
J’écris (à la main) des poèmes pour ne pas avoir l’impression de ne rien faire, ou je relis les entretiens d’Ursula Le Guin – toujours aussi lumineuse.

# Poésie

Je suis arrivé tard à la poésie.
Sans expérience, en explorateur, j’ai décidé de m’y mettre. Je me suis donné l’autorisation, je n’ai pas attendu d’être “légitime”, comme dirait A. J’ai décidé que la poésie pouvait être accessible à tout le monde, qu’elle n’avait pas besoin d’être obscure ni prétentieuse.
Du coup, en novembre 2015, j’ai commencé avec un mois entier à écrire dix haïkus par jour. L’an dernier, remarquant ce qui se faisait sur Instagram côté anglophonie, j’ai décidé de partager mes créations, mes exercices de style, ces traces de mon exploration du champ poétique, en espérant et en me disant que certains les aimeraient assez pour vouloir en lire d’autres.

Ma culture poétique contemporaine est à ce point nulle que je ne suis pas capable d’avoir un avis sur ce que j’écris (contrairement à la fiction). Maintenant, je m’efforce de lire davantage de poésie, aussi bien en français qu’en anglais – j’aime énormément ce que fait Kate Tempest, ou la poésie homo-érotique de Constantin Cavafy.

Instagram est un medium de diffusion intéressant mais qui commence à me frustrer, car il impose la forme brève. Ce qui est plus long que cing vers n’est pas facilement lisible et n’est donc pas lu.
J’aimerais pouvoir explorer différents formats, mais la crainte de ne pas être lu (même par un petit nombre), de perdre mon énergie et mon temps, m’arrête. Je regrette de ne pas fréquenter davantage de poètes, ou de ne pas mieux connaître le milieu de l’édition poétique – mais le peu que j’aperçois de ce milieu ne me donne pas envie. Il semblerait que le snobisme, le désir de l’entre-soi, soit la condition sine qua non pour pouvoir en faire partie.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Il n'y a pas encore de commentaire.